Publié le 26 Mar 2019 à 12:16

Audi a développé un 4 cylindres Turbo de plus de 600 chevaux !

Pour être en conformité avec le nouveau règlement DTM, Audi Motorsport a dû abandonner ses V8 pour mettre des 4 cylindres TFSi dans ses RS5 de courses.

Moins 4 cylindres, plus 100 chevaux, y a comme un problème dans l'équation !

Audi a développé un 4 cylindres Turbo de plus de 600 chevaux !

Le downsizing, c’est pas compliqué, vous prenez un gros moteur atmosphérique, vous réduisez – drastiquement – sa cylindrée (généralement en l’amputant de quelques cylindres) vous lui collez un turbo et, PAF! une puissance équivalente pour une fraction de la consommation, des rejets de CO2 et du poids !

Bien évidemment, c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué que ça, et les constructeurs et motoristes engagés dans les grands championnats de sport automobile s’arrachent les cheveux pour réaliser des prouesses mécaniques encore inimaginables il y a quelques années.

Audi RS 5 DTM 2019

2.0l TFSi, comme dans l’A3 de Kevin (le fils de Jacky) !

Restrictions de carburant en DTM

Le DTM, la mythique compétition allemande de voiture de tourisme, a revu son règlement pour 2019 : la consommation ne doit pas excéder 95 Kg de carburant par heure et, comme les années précédentes, le moteur doit tenir la saison entière soit 18 courses pour le moins intenses.
Audi, dont les RS5 étaient jusqu’à maintenant motorisés par des V8 de 500 chevaux, s’est lancé dans la conception d’un moteur compact, plus sobre, plus léger et tout aussi puissant en 2014. Le résultat un 4 cylindres Turbo de 2 litres, produisant 610 chevaux.

En plus d’être plus puissant de plus de 100 chevaux que le V8, ce 4 cylindres est également beaucoup plus léger, 85 Kg contre près de 150 pour l’ancien bloc, l’auto dépasse donc à peine la tonne sur la balance.

Audi 2.0 TFSI DTM 2019

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Deux ans et demi de développement et plus de 1000 heures de tests

Bien que l’expérience d’Audi avec les moteurs Turbo remonte aussi loin que 1981 avec le fabuleux 5 cylindres Turbo de l’Audi quattro en Rallye, le développement de ce moteur a représenté de nombreux challenges pour ses concepteurs, les ingénieurs Stefan Dreyer et Ulrich Baretzky, respectivement à la tête des départements du développement moteur et du développement des groupes motopropulseurs chez Audi Motorsport. Dreyer souligne notamment la difficulté de développer un moteur qui doit tenir 6000 km découpés en petits runs intenses. Les deux mentionnent les vibrations délivrées par le 4 cylindres qui ont posé des problèmes pour le développement des pièces accessoires, et même pour leur banc de test. Ils ont également dû composer avec un autre point de règlement qui fait son apparition cette année : le push-to-pass, un bouton permettant au pilote de bénéficier de 30 chevaux supplémentaires pendant 5 secondes.

Ulrich Baretzky

– Hey Ulrich! un petit sourire ! – Was ist das?

Audi 2.0 TFSI DTM 2019

3.5 bar de pression pour ce gros turbo !

Nous ouvrons la voie à des approches qui pourront éventuellement se retrouver dans les voitures de série du futur, comme ça a été le cas pour le premier TFSi et le TDi au Mans. – Ulrich Baretzky Audi 2.0 TFSI DTM 2019

ça chauffe chez Audi Motorsport !

La saison 2019 de DTM débute le 4 mai, les pilotes vont devoir s’habituer à cette nouvelle puissance, délivré très différemment de celle du V8 et bien sur à la différence de poids.

Avant de retrouver un bloc aussi léger et aussi puissant dans une Audi de route, il faudra probablement attendre un peu plus en revanche.